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Comprendre la VHF ASN et le bouton de détresse

La VHF ASN est une radio marine qui envoie une alerte numérique de détresse avec l’identité MMSI du bateau et, si le GPS est relié, sa position. Le bouton de détresse sert à déclencher cette alerte, puis l’équipage doit compléter par un appel vocal de détresse sur le canal 16.

Comprendre la VHF ASN et le bouton de détresse

La VHF ASN est une radio marine qui envoie une alerte numérique de détresse avec l’identité MMSI du bateau et, si le GPS est relié, sa position. Le bouton de détresse sert à déclencher cette alerte, puis l’équipage doit compléter par un appel vocal de détresse sur le canal 16.

Un capot rouge mal identifié peut transformer un geste de panique en alerte incomplète au pire moment. À bord d’un voilier, la VHF ASN rassure parce qu’elle automatise une partie du signalement, mais elle exige d’avoir compris le MMSI, la position GPS, le canal dédié et la suite en phonie. Pour un équipier comme pour un chef de bord, l’enjeu n’est pas de mémoriser une formule, mais de savoir ce que la radio transmet, ce qu’elle ne transmet pas, et comment reprendre la main calmement après l’appui sur DISTRESS.

Mis à jour le 10 septembre 2026

La VHF ASN permet d’envoyer, sur le canal 70, une alerte numérique de détresse qui identifie le navire grâce à son MMSI et transmet sa position si le GPS est disponible. En cas de danger grave et imminent, actionnez DISTRESS selon le poste, puis diffusez immédiatement un MAYDAY vocal sur le canal 16.

En bref : les réponses rapides

À quoi sert l’ASN sur une VHF de bateau ? — L’ASN sert à envoyer une alerte numérique prioritaire qui identifie l’émetteur et peut transmettre sa position. Elle complète ensuite l’échange vocal avec les secours ou les navires à proximité.
Une VHF portable ASN est-elle suffisante pour la sécurité ? — Elle peut être un excellent moyen de secours ou d’appoint, surtout si elle intègre le GPS et un MMSI. Elle ne remplace toutefois pas forcément une installation fixe adaptée à la navigation prévue.
Pourquoi le MMSI est-il indispensable avec l’ASN ? — Le MMSI est l’identifiant radio qui permet de reconnaître l’équipement ou le navire à l’origine de l’appel. Sans MMSI correctement programmé, l’alerte perd une partie de son intérêt opérationnel.
Que se passe-t-il si la VHF ASN n’a pas de position GPS ? — L’alerte peut signaler une détresse et l’identité radio, mais la localisation risque d’être absente ou imprécise. Il faut alors donner la position vocalement dès que possible.

VHF ASN : définition simple et intérêt à bord

La VHF ASN, appelée aussi DSC, est une VHF marine capable d’envoyer automatiquement une alerte numérique de détresse. Elle transmet l’identité du bateau via le MMSI et, si elle reçoit la position GPS, la joint à l’alerte. Elle complète l’appel vocal classique, notamment sur le canal 16. Une VHF classique sert surtout à parler : contact portuaire, veille de sécurité maritime, échange avec les secours ou un autre navire. Avec l’appel sélectif numérique, la radio envoie d’abord un court message codé ; les stations et navires équipés savent quel MMSI appelle, et parfois où chercher. Puis la voix reprend la main. Le skipper confirme la détresse, décrit la situation et écoute les consignes. Pour comprendre la VHF ASN et le bouton de détresse, retenez une idée simple : l’ASN accélère l’identification en plaisance, mais ne remplace ni la veille, ni le message clair, ni la discipline sur la VHF.

Que fait vraiment le bouton de détresse ASN ?

Le bouton de détresse ASN envoie un message numérique prioritaire. Selon la VHF et son paramétrage, l’alerte ASN peut transmettre le MMSI du navire, sa position GPS et parfois la nature déclarée de la détresse. L’alerte prévient les stations côtières et les navires équipés sur le canal 70, puis se complète par un message vocal clair. Ce n’est pas un bip de cockpit.

Tutoriel pratique - Comment utiliser une VHF ? — Bateau Ecole PC
MMSI, GPS et VHF portable : les conditions pour que l’alerte soit exploitable

MMSI, GPS et VHF portable : les conditions pour que l’alerte soit exploitable

Pour qu’une alerte ASN soit réellement utile, la VHF doit être correctement configurée. Le MMSI identifie le bateau ou l’équipement, tandis que le GPS fournit la position. Sur une VHF portable ASN, ces éléments sont essentiels, surtout si elle sert de moyen de secours ou d’annexe. Le MMSI, ou Maritime Mobile Service Identity, relie le message à une identification du navire ou de l’équipement, avec une programmation cohérente dans le dossier ANFR. Sans géolocalisation, l’alerte perd une part de sa valeur opérationnelle : vérifiez le GPS intégré, la batterie, l’antenne et les fonctions de test prévues, sans jamais déclencher une détresse réelle.

Équipement Atout Point de vigilance
VHF fixe ASN Reliée au bord, souvent à une antenne haute et au GPS du bateau. MMSI du navire correctement programmé.
VHF portable ASN Mobile en annexe ou en secours, parfois avec GPS intégré. Batterie chargée, antenne dégagée et MMSI adapté à l’usage.

Après l’alerte : appel vocal, canal 16 et bons réflexes

Après une alerte ASN, l’équipage reste disponible sur la radio et transmet un appel vocal si la situation le permet. Le message donne l’identité du bateau, sa position, la nature du danger, le nombre de personnes à bord et l’aide demandée. Parlez court. Restez clair.

Limites, obligations et erreurs fréquentes en plaisance

La VHF ASN améliore la transmission d’une détresse, mais elle ne remplace ni une installation correcte, ni une formation minimale, ni une veille attentive. Les erreurs fréquentes sont simples : MMSI absent, GPS non relié, batterie faible ou confusion entre test, appel de routine et détresse réelle.

  • Les obligations VHF ASN varient selon le type de poste, la zone de navigation et le pavillon ; pour les formalités françaises, le plaisancier doit se référer à l’ANFR.
  • La licence VHF, la licence radio du navire et le CRR dépendent du matériel utilisé et du cadre de navigation ; évitez les raccourcis juridiques de ponton.
  • Une fausse alerte ASN ne se règle pas en coupant l’appareil : gardez l’écoute, annoncez l’erreur à la radio et suivez les consignes reçues.
  • Les principales erreurs VHF plaisance se préviennent avant l’appareillage : MMSI programmé, position disponible, batterie chargée, essai maîtrisé et manuel utilisateur lu à bord.

La fonction ASN n’est utile que si l’équipement est entretenu et compris par les personnes embarquées. Avant l’appareillage, contrôlez la charge ou l’alimentation, la réception GPS, le MMSI affiché et la disponibilité du manuel du poste. Pour se familiariser avec les menus, utilisez uniquement les fonctions de test prévues par le fabricant ou les procédures autorisées.

Un appel de détresse ne doit pas être utilisé pour demander une information de port, joindre une capitainerie ou résoudre un problème sans péril immédiat. Ces échanges relèvent d’un appel de routine sur le canal indiqué localement, après écoute préalable du trafic.

Comment réagir après une fausse alerte ASN ?

Ne coupez pas la VHF et ne supposez pas que l’alerte est passée inaperçue. Restez à l’écoute sur le canal 16 et annoncez clairement l’annulation : ALL STATIONS, ALL STATIONS, ALL STATIONS, puis le nom du bateau, le MMSI, la position et le fait que l’alerte de détresse est annulée. Prévenez ensuite le centre ou la station qui vous contacte et suivez ses instructions.

Une fausse alerte est aussi un signal utile pour revoir la protection du bouton, la manipulation par l’équipage et la procédure de test prévue par le constructeur. Le déclenchement réel du bouton DISTRESS ne doit jamais servir à vérifier le bon fonctionnement du poste.

Questions fréquentes

Quelle différence entre une VHF ASN et une VHF classique ?

Une VHF ASN, pour appel sélectif numérique, ajoute un canal numérique à la VHF marine. Elle peut envoyer un appel de détresse ou de routine contenant l’identification MMSI et, si elle est reliée au GPS, la position. Une VHF classique sert surtout aux échanges vocaux : il faut annoncer oralement le navire, la position et la nature du problème.

Le bouton de détresse fonctionne-t-il si le MMSI n’est pas programmé ?

En pratique, une VHF ASN doit être programmée avec son MMSI pour que l’alerte numérique de détresse soit exploitable. Selon les modèles, le bouton peut être bloqué ou envoyer un message incomplet, sans identification correcte. Avant de naviguer, il faut donc vérifier le MMSI et la position GPS. En urgence, un appel vocal « Mayday » sur le canal 16 reste la procédure à connaître.

Faut-il un certificat ou une autorisation pour utiliser une VHF ASN en France ?

Le navire doit disposer d’une licence de station et d’un MMSI délivrés via l’ANFR pour une VHF ASN. Côté opérateur, le CRR ou un titre équivalent peut être requis, notamment hors eaux territoriales françaises ; en navigation de plaisance dans les eaux françaises, le permis plaisance couvre généralement l’usage VHF. Vérifiez votre cas auprès de l’ANFR.

Que faire si l’on déclenche une fausse alerte ASN ?

Si une alerte ASN part par erreur, ne coupez pas simplement la radio. Annulez l’alerte si l’appareil le permet, puis appelez immédiatement sur le canal 16 en indiquant le nom du navire, le MMSI, la position et que l’alerte est fausse. En France, contactez aussi le CROSS compétent. Restez joignable jusqu’à confirmation de la prise en compte.

Avant de quitter le port, vérifiez trois points simples : MMSI correctement programmé, position GPS disponible et équipage capable d’ouvrir le capot puis de parler clairement au canal 16. La VHF ASN n’est efficace que si le bouton de détresse s’inscrit dans une chaîne comprise par tous. Faites une répétition à froid, sans émission réelle, et gardez la procédure près de la table à cartes ou du poste de barre.

Quel message de détresse envoyer par VHF après une alerte ASN ?

Le bouton DISTRESS ne remplace pas la parole : il diffuse l’alerte ASN sur le canal 70. Dès que la VHF vous le permet, restez ou basculez sur le canal 16, fréquence 156,800 MHz, pour transmettre un message de détresse. Le canal 70, fréquence 156,525 MHz, est réservé aux appels numériques ASN et ne sert pas à la phonie.

La trame simple d’un message MAYDAY

Annoncez trois fois MAYDAY, puis le nom du bateau ou son MMSI, et répétez l’identification. Donnez ensuite votre position la plus précise possible, la nature de la détresse, l’aide demandée et le nombre de personnes à bord. Ajoutez tout renseignement utile à la sécurité : voie d’eau, incendie, homme à la mer, abandon envisagé ou difficulté à manœuvrer. Parlez lentement, écoutez la réponse et répétez le message si nécessaire.

Un appel MAYDAY est réservé à un danger grave et imminent. Si l’alerte ASN a été déclenchée par erreur, ne coupez pas la VHF : restez en veille, signalez l’annulation par voix sur le canal 16 et suivez les instructions de la station contactée.

Procédure de détresse : de l’alerte ASN au message MAYDAY

Le bouton DISTRESS est réservé à une situation de détresse, c’est-à-dire lorsqu’un bateau ou une personne est menacé par un danger grave et imminent et qu’une assistance immédiate est nécessaire. Ouvrez le capot de protection et maintenez le bouton selon la durée indiquée par le fabricant. La VHF transmet alors une alerte ASN sur le canal 70. Ne quittez pas le poste radio après l’envoi : l’alerte numérique ne remplace pas les informations que les secours et les navires proches doivent entendre.

Que dire dans un MAYDAY sur le canal 16 ?

Si vous le pouvez, passez ou restez sur le canal 16 et annoncez distinctement : MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY, le nom du bateau et son MMSI, votre position, la nature de la détresse, l’aide attendue et le nombre de personnes à bord. Ajoutez toute information utile, par exemple une voie d’eau, un incendie, un échouement ou l’abandon possible du navire. Gardez ensuite l’écoute et répondez aux demandes reçues.

Quand utiliser PAN PAN ou SÉCURITÉ ?

Un message PAN PAN signale une urgence sans danger grave et imminent, tandis que SÉCURITÉ précède une information de sécurité maritime, comme un danger pour la navigation. Ces appels ne doivent pas être confondus avec une alerte de détresse ASN.

Canal 70, SMDSM et portée : ce que l’ASN permet vraiment

L’ASN fait partie du SMDSM, le système mondial de détresse et de sécurité en mer. Son rôle est de transmettre automatiquement des appels numériques prioritaires entre équipements compatibles et vers les stations côtières qui les reçoivent. Le canal 70 est dédié à ces messages ASN : il ne sert pas aux conversations vocales. Après une alerte, la communication se poursuit donc en phonie, généralement sur le canal 16 pour une détresse.

Pourquoi la position et l’antenne restent déterminantes

La VHF utilise des ondes dont la propagation dépend largement de la hauteur des antennes, du relief et des conditions locales. Une VHF fixe reliée à une antenne en tête de mât ou en hauteur peut offrir de meilleures possibilités de communication qu’une portable tenue bas dans le cockpit. Cela ne garantit pas qu’une station ou un navire reçoive l’alerte dans toutes les zones. Le GPS raccordé ou intégré apporte alors une donnée essentielle : une position exploitable sans devoir la dicter dans l’urgence.

Avant de partir, vérifiez que l’écran affiche une position récente, que le MMSI correspond bien à l’équipement et que l’antenne, l’alimentation et la batterie sont en état de fonctionnement. Consultez aussi le manuel du modèle installé pour connaître sa procédure de test sans émission de fausse détresse.

Comment déclencher une alerte ASN et réagir à une fausse alerte

Le bouton DISTRESS est réservé à une situation de danger grave et imminent : voie d’eau incontrôlable, incendie, abandon du navire, collision avec risque immédiat ou personne en danger. Sur la plupart des VHF ASN, il faut soulever le capot de protection puis maintenir le bouton enfoncé pendant la durée indiquée par l’appareil. Le détail varie selon les modèles : avant de naviguer, repérez le bouton, lisez la notice et vérifiez ce que l’écran affiche lors de l’envoi. L’alerte part numériquement sur le canal 70 avec le MMSI et, si la VHF reçoit une position valide, les coordonnées du bateau.

Que faire juste après l’envoi ?

Ne coupez pas la VHF. Vérifiez l’écran, restez à l’écoute et passez ou reprenez le canal 16 pour transmettre le message MAYDAY si l’état de l’équipage le permet. Une alerte ASN ne décrit pas à elle seule la situation, les personnes à bord ni l’assistance demandée.

Comment annuler une fausse alerte ASN ?

Une fausse alerte ne doit pas être ignorée. Gardez la radio allumée et annoncez son annulation sur le canal 16 : indiquez clairement que l’alerte de détresse a été émise par erreur, donnez le nom du navire et son MMSI, puis précisez qu’aucune assistance n’est requise. Suivez ensuite toute instruction reçue d’une station côtière ou des secours.